Rêveries poétiques

Des pages où l'on sévade en lisant

posté le 12-08-2010 à 16:10:35

Ma douce amie

 

                           Ma douce amie

Tu es la lueur qui manquait à ma vie, ces chemins de paradis

Que je m'inventais dans mes sentiers perdus,

Quand la lumière disparassaient me laissant abassourdi,

M'accrochant avec rage à cette vie hardue.


Dans ce monde incompris qui nous sépare, ton ami je veux rester

A boire tes larmes sucrées et écouter tes rires,

A te suivre sur le chemin qui nous était tracé

En chantant à la vie ce bonheur qui me fait luire.


Au milieu des blés, avec amis le silence et la pensée, nos yeux se perdent au firmament

Savourant l'air parfumé qui embaume nos souhaits s'envolant vers le soleil couchant.

La lumière dorée des épis se reflète sur tes épaules caressées par le vent

Quand nos corps se frôlent regrettant le temps où nous étions enfants.


Nos baisers interdits prisonniers de nos lèvres tremblantes

Et nos mains palpitantes de regards intences,

Où nos âmes se marient d'une lueur exaltante

Tu es reine de beauté, royaume de ma souffrance,


Ne nous perdons jamais ma douce amie

Si ce n'est que la mort qui nous désunit,

Voyage au bout des rêves qu'ensemble avions construit,

Rappelle-toi la Romeraie qui nous avait uni.


Quand les feuilles tomberont sous le vent de la vie

J'irai pleurer mon amour insouciant de souffrir,

Nous s'éparant de nous être aimés dans ce voyage uni,

Et sachant qu'un jour à ta porte je viendrai mourir.


Juan

 


 
 
posté le 12-08-2010 à 16:09:35

Les marins

 

                                     Les marins


Tangués par les vagues en furie, les rafiots de leur coque fébrile

Voguent aux vents gelés dans une danse bruyante,

Que les marins épuisés dans ces moments difficiles,

Tentent de guider en priant dans cette nuit de tourmente.


Les mats craquent en hurlant comme des crucifiés ruisselant de pluie et d'écume

Et la coque s'enfonce dans ces vagues profondes,

Ballotant l'équipage comme des quilles perdues dans la brume

De lames fumantes de bruine naissant du fond des ondes.


Du nerf vieux capitaine, redressez la barre avec effort

Dans ces élans de haine de cet océan démonté,

En prenant soin de faire pivoter de tribords

Ce trois mat aux couleurs de la royauté.


Bravez aux furies moussaillons et priez Saint Mathurin

Pour que vos louanges montent illuminant le ciel amplement,

Vous éclairant la route parmi ces mers sans fin

Vous ramenant au port où vos femmes vous attendent impatiemment.


Juan

 


 
 
posté le 12-08-2010 à 16:08:40

Les écoliers

 

                                           Les écoliers

 

Te souviens-tu du temps où nous étions jeunes écoliers,

Quand nous courrions dans la cour et nous chahutions en classe,

Inconscients du bonheur quand la craie blanchissait nos tabliers,

Et que la maîtresse nous grondait sous des airs de tigresse.

 

Ah l'histoire de ces rois de France aux panaches tricolores,

Aux épées tranchantes et aux chevaux fougueux,

Qui piétinaient nos vertes prairies de leurs sabots d'or,

Nous laissant rêveurs sur nos bancs poussièreux.

 

Que la pluie nous semblait belle quand avec force elle tombait

Balayant la cour et essayant de nous caresser à travers les carreaux,

De ses gouttes éphémères qui lentement glissaient,

Formant sur les vitres des dessins rigolos.

 

Que de pages écrites et de sergent-majors émoussés,

Aux encriers de porcelaine de leur sang bleuté,

Dont nos doigts fragiles souvent s'imprégnaient,

Sous le regard moustachu du professeur de français.

 

Que de chemin fait depuis les tabliers gris,

Que nos mères repassaient de gestes tendres.....

Et au crépuscule de nos vies je sens encore aujourd'hui

L'odeur de l'encre bleue et de la poussière de craie tendre.

 

juan

 


 
 
posté le 12-08-2010 à 16:07:40

Le chevalier

 

                                        Le chevalier


Le long des sentiers escarpés mon esprit chevauche le décor comme un chevalier,

Et dans mon âme de guerrier voltige le désir de te retrouver impatiente au bout du chemin.

Mille ronces entravent ma route amoureuse, mais qu'importe, sur ma monture et sur mes étriers

Je vole vers toi, filant comme le vent agile, sous mon bras cet amour pour toi sur un parchemin.


Voyage interminable et que de forêts traversées, dont chaque arbre saluait ma course effrénée

Se pliant et ombrageant ma route. Lune de mes amours, de ta clarté discrète tu éclairais mon parcours,

Et moi cape au vent,  je caressais les rennes de mon cheval aux sabots étincelants. Amour inné,

Mon esprit court vers ta source. De mon chemin manants, écartez-vous que je voie les tours !


Nuit, compagne de mes solitudes, de tes cieux étoilés tu cicatrisais mes peines, et regardant Cassiopée

De ses éclats bleutés, je m'allongeais sur l'herbe humide t'envoyant mes pensées de toujours.

De grâce Morphée, que le sommeil me prenne, et que bien loin de son amour,

Dans ces sauvages contrées je m'endorme, son sourire comme oreiller.


Le jour est là, caressant l'horizon de sa lumière tendre,

Et ma monture impatiente aux sabots d'argent, m'attend fière et entreprenante.

Je pars ma belle et je cours aux vents de mon habit ambre,

Laissant sur ma route la trace de mes amours naissantes

 

 

Juan

 


 
 
posté le 12-08-2010 à 16:06:28

Larmes et rêves

 

                             Larmes et rêves.


Au temps qui coule comme un filet d'eau impalpable et serein,

Aux années qui se prélassent de moments vagues et indécis,

A ces larmes cristallines que j'aurai voulu boire sur le creux de tes seins,

A ces pages inachevées quand tu vivais le temps des oublis.


Belle vie et misère de vie, ton chant est soleil aux soupirs interdits,

Et qu'importe l'amour aux signatures innocentes de nos doigts tremblants

Quand le rêve nous emmenait par delà ces manuscrits,

Là ou le bleu et la vie se mariaient de leurs teints d'enfants.


Coule mon ruisseau, coule de ton pas lent aux vies nouvelles,

De tes années belles et prometteuses aux rêves de fées,

Où le ciel étoilé dans sa robe de dentelle

Se reflétait pensant déjà à l'amitié.


Triste vie que ta vie aux bonheurs oubliés, aux rêves effacés,

Aux rêves demandés qui jamais ne venaient, quand de ta douce voix

Au matin naissant tes prières aux voeux enlacés

S'envolaient dans le ciel vers le chemin des reines et des rois.


Arc en ciel et nuages gris qui s'entrechoquent d'éclats sanglants

Dans nos passions ardentes, de notre amitié profonde,

Que j'aime entendre tes "Je t'aime" dans tes rires innocents

Lézardant mon coeur comme les ricochets l'onde.


Vogue ma belle et déploie tes ailes engourdies

Caressant le vent et attendant sagement demain,

Le bleu du ciel de tes nouveaux amants ou mari,

Sans oublier ton ami juan qui sur toi veillera tout le long de ton chemin.


juan

 


 
 
 

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