Mon espérance
Terre andalouse aux vertes prairies où j'aurai du naître,
Chemins ensoleillés bordés d'orangers où jeune fille elle courrait,
Ma vie n'a été qu'une toile d'araignée croyant à chaque fois voir apparaître
Cette demoiselle espagnole au coeur tendre qui riait.
Au pied de la source chantonnante, ce matin dans mon esprit j'ai façonné
Cette idée d'impertinente demande ou bien saines pensées.
Seigneur, vivre ainsi me l'aviez-vous ordonné,
Infiltrer dans l'eau claire pour elle ma flamme, serait-ce vous blesser ?
Arrosant ces terres fertiles de mes pensées bardées,
Je sillonne ton royaume, terre de mes ancêtres, de chemins amoureux,
Attendant impatiemment le son de cette verité fardée
Qui mène au désespoir ces amants langoureux.
Mon coeur est aux abois, mon espérance d'or,
Et sans doute dans cette vie n'étions nous pas tout à fait seuls.
Quand nous serons aux cieux, de ta main me feras-tu signe à l'aurore,
Oh ma belle, te perdre de nouveau serait mon linceul.
Juan